Quelques brèves en cette fin de semaine pluvieuse, puisque l'on me fait remarquer que je ne donne guère de nouvelles perso... ;-)
Côté boulot, me voici affublée d’une deuxième casquette, entendez par là d’un deuxième remplacement, en sus du premier. Il s’agit de remplacer au pied levé une collègue d’un autre collège,
pendant mes heures libres, celles que mon poste actuel laisse vacantes… Gloup…
Le reste de l’actualité, en quelques mots : c’est toujours l’incertitude pour mon logement en juin. Après deux mois de recherches infructueuses, je préfère finalement ajourner ma quête. Ce n’est
que fin juin, en effet, que je saurai où se fera ma prochaine rentrée. Et je nourris le secret espoir d’obtenir un poste fixe. En attendant, il paraît hasardeux de prendre un logement sans savoir
dans quel coin du département j’officierai dans quelques mois. Il n’en demeure pas moins qu’au 1er juin, je dois rendre le studio qui m’est actuellement prêté. Les gîtes ruraux et chambres
d’hôtes s’avérant trop onéreux, il reste pour l’instant la solution du camping. Mais, honnêtement, je me vois assez mal camper un mois et demi avec livres, classeurs de cours, bureau, ordi et
imprimante… Une chose est sûre : le mois de juin sera sûrement riche en nouvelles aventures et ce blog méritera une fois de plus son titre.
Heureusement, au milieu de tous ces remous, une lecture rafraîchissante et revigorante m’a, je dois le dire, aidée à tenir le cap :
Les Enfants du large, d’Olivier et Cécile de La
Rochefoucauld (Le Cherche Midi éd.), ou comment deux jeunes parents de cinq enfants (puis six) se sont lancés dans un périple trans-Atlantique à bord de l’Atao, un ketch de 14 mètres. De l’achat
du bateau au grand départ de Bénodet, de la cocasse traversée du golfe de Gascogne aux combats contre les tempêtes venues de l’Antarctique, le lecteur suit avec joie et émotion toutes les étapes
du parcours de cette famille dont le rêve est devenu réalité. Un bon bol d’air frais, particulièrement recommandé en zones de turbulence !
Et puis, les petites joies du week-end : impossible de manquer les émissions de Denis Cheissoux, de Kriss et d’Edouard Zambeaux sur France Inter, respectivement
CO2 mon amour (le samedi 14h-15h),
Crumble (dimanche 12h10-13h) et
Périphéries (dimanche 13h20-13h30).
En vrac cette semaine : les Médecins aux pieds nus et le micro-lycée d’Ivry, destiné aux élèves « décrocheurs » qui souhaitent reprendre leur scolarité après plusieurs années d’interruption.
A lire :
Les Mémoires d’un médecin aux pieds nus, du Dr Jean-Pierre Willem, chirurgien et anthropologue, qui a parcouru la planète pendant quarante ans. Alliant les sciences
humaines à la biologie, ce chercheur-baroudeur a pris conscience sur le terrain de la grande disparité des peuples face à la santé, selon plusieurs critères (nourriture, équilibre psychique,
activités physiques et mentales, environnement…). Fondateur des « Médecins aux pieds nus », une association humanitaire recourant à l'ethnomédecine et aux plantes médicinales, il dirige également
à Paris la Faculté Libre de Médecines Naturelles, ouverte au public. Son enseignement original ouvre sur de nouvelles approches médicales et des techniques de pointe permettant l'élargissement de
l'art de soigner et de guérir, offrant une alternative à la thérapeutique occidentale traditionnelle. Un pionnier de la médecine de demain, à découvrir d'urgence !
Et puis, ce soir, pour ceux qui ont la télé :
un reportage sur le bidonville de Lima, à 21h30 sur France 5 (durée 55 minutes). Réalisé par Jean-Michel Rodrigo et Marina Paugam, ce
documentaire nous présente Villa el Salvador, bidonville de plus de 300 000 habitants, devenu à part entière une communauté urbaine autogérée dans laquelle tout le monde a le droit de posséder
une maison. Les infrastructures ont été construites par la population, avec les ressources disponibles. Le taux d'alphabétisation de la cité dépasse les 97%, un record pour le pays. Des actions
concrètes sont menées en commun, un peu comme un miracle de solidarité, de partage et de fraternité.
Autre petit bonheur de la semaine, à savourer sans modération (on vous avait bien dit que c'était un pot-pourri !) :
le maté. Adeptes du thé, inconditionnels de la machine à café, voici un
breuvage qui va changer vos habitudes !!! Le maté, appelé aussi
yerba maté, est préparé avec les feuilles d’Ilex paraguayensis, un arbre de la famille des Aquifoliacées. En d'autres mots,
la plante utilisée est très proche du houx que l'on connait en Europe. Très prisé en Amérique du Sud, il était la boisson préférée des Indiens Guarani. Les Jésuites ayant développé sa culture au
milieu du XVIIème siècle au Paraguay, le maté est aussi connu sous le nom de «
thé des Jésuites » (une excellente référence, donc :-)). Quoi qu’il en soit, on lui prête de nombreuses
vertus : détoxification du sang, régulation de l’appétit, facilitation de la digestion, augmentation de l’endurance, renforcement du système immunitaire, lutte contre les allergies et la
dépression, clarification de l’esprit… Une chose est sûre, le maté a une action stimulante et tonique et il remplace avantageusement le thé et le café, dont il n’a pas les effets « excitants »
parfois un peu désagréables (ceux qui ont déjà eu la tremblote après leur sixième tasse de café de la journée savent de quoi je parle :-)). Pour information, cette plante-miracle contient une
grande quantité d’anti-oxydants, des oligo-éléments ainsi que de la caféine (mais nettement moins que dans le thé et le café), des vitamines B1, B2 et C, du phosphore, du fer et du calcium, au
point qu’il est recommandé comme complément alimentaire !
Enfin, juste pour le plaisir, histoire de clore en beauté cette petite chronique d'un dimanche, une interview de
Pierre Rabhi (philosophe, conférencier, paysan, pionnier de l’agriculture
écologique, auteur notamment de
Conscience et environnement), tirée du dernier magazine
Consom’action (disponible dans les Biocoops) :
- Qu’est-ce que la simplicité volontaire ?
- Je préfère parler de sobriété. C’est une démarche qui met des limites à l’avoir pour laisser place à l’être. La modernité est une imposture qui aliène l’être humain, on est vraiment prisonnier
de ce système dans lequel tous nos talents n’ont pour objectif que de produire du capital financier. Pour moi, la question est simple : qu’est-ce que vivre ? Je rencontre beaucoup de gens amers,
leur vie s’étant résumée à travailler pour amasser du capital. Leur accomplissement personnel ne s’est pas fait. Sans parler de religion, l’être humain n’est pas seulement un cerveau, des bras et
un estomac ; il y a dans toute vie une dimension spirituelle, émotionnelle, une capacité d’enchantement par la beauté du monde. Hélas ! la modernité nous met en dehors de cette réalité profonde,
on est submergé par la matière, alors que ce qui m’importe, à moi, c’est de jouir de la beauté du monde.
- Est-ce que pour cela il faut retourner vivre à la campagne, comme vous l’avez fait ?
- Pas du tout ! La sobriété est un état d’âme, pas juste une question d’avoir ou pas. C’est se
libérer des toxines psychiques que sont le ressentiment, la haine, la jalousie. C’est apprendre la gratitude, remercier la vie, instaurer le bonheur en nous-mêmes à chaque instant, arrêter de
croire qu’avec plus on va résoudre les problèmes. Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas de superflu. On en a besoin aussi pour nourrir notre partie émotionnelle. Mais actuellement, on
lui donne beaucoup trop de place, alors même que l’équité matérielle de base n’est pas résolue. L’argent est devenu un esprit qui souffle où il veut, il donne du pouvoir même aux pires
fripouilles !
- La crise que nous vivons vous semble-t-elle favorable à un retour vers plus de sobriété ?
- Elle va mettre en évidence ce qui est superflu et ce qui est indispensable. Mais comment va-t-on construire la suite ? Même dans la sobriété, l’être humain peut retourner à ses instincts les
plus laids. S’il ne change pas profondément, s’il ne prend pas conscience que la vie est sacrée, la société ne changera pas. L’être humain fait partie de la vie. Chacun doit travailler sur son
changement de nature et endosser sa propre responsbilité, pour réussir à mettre le matériel au service d’une conscience nouvelle, fraternelle et conviviale.
Le site de Pierre Rabhi :
www.colibris-lemouvement.org
Si cette thématique vous intéresse, les éditions Delortie & Co vous recommandent vivement de lire Hervé Kempf,
Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, éd. Seuil
(bientôt un petit compte-rendu sur ce blog !)
Et l'on a beau ne pas vouloir trop consommer, en vraie baldomérienne d'adoption et de coeur, je ne peux passer sous silence
le concours organisé par les Beaux-Arts de Paris pour
la bouteille Badoit 2010. Allez donc y faire un petit tour, si le
coeur vous en dit. Vous pouvez bien sûr voter pour l'un des 20 projets finalistes (et tenter votre chance pour un voyage à New-York, qui sait ?) à condition de laisser vos coordonnées... au
groupe Danone. Hum...
Tout cela, sur fond de
Private Domain, révélation du Printemps de Bourges 2009 !!!