Chosesss promisesss, chosesss duesss, voici enfin les liens et nouveautés que je souhaitais partager avec vous, mes amis. En vrac, donc, dans cet article, les découvertes diverses et variées des dernières semaines...
Le premier propose d'écouter de la musique en accord avec l'humeur du moment, ou plutôt selon la thématique de votre choix (citons, parmi d'autres, quelques-uns des thèmes proposés : "happy", "lost in thought", "sunday morning", "summer", "cooking time", "just woke up", "it's raining"...). Des heures d'écoute en perspective, avec des listes qui se renouvellent régulièrement, et surtout la possibilité de découvrir toutes sortes d'artistes et de nouveautés que vous n'entendrez nulle part ailleurs.
Le second site propose de télécharger gratuitement certains morceaux. Deux bémols à signaler toutefois : seuls les morceaux "mp3" (soit un tiers environ du catalogue) peuvent ensuite être exportés, et il vous faudra visionner une publicité pendant le téléchargement (ceci théoriquement afin de rémunérer l'artiste et le producteur).
Premier à m'avoir conquise : le miso, pâte fermentée au goût très prononcé et salé, de couleur chocolat et de texture mousseuse, qui relève admirablement les sauces et permet d'obtenir de savoureux bouillons. Obtenu à partir de soja (rendu très digeste par sa fermentation), le miso est riche en protéines et est surtout reconnu en Orient (Chine et Japon) pour ses vertus exceptionnelles. On le trouve dans la plupart des magasins bio.
À ses côtés désormais dans le réfrigérateur, le tofu, pâte blanche inodore et assez fade, issue du caillage du lait de soja. Son goût évoque vaguement la "brousse" de chèvre ou de brebis. Préférez toutefois le "tofu soyeux", plus facile à intégrer dans les préparations. Léger et onctueux, il fait un liant idéal, remplace avantageusement la crème fraîche ou le fromage blanc, et s'intègre dans les quiches ou les salades composées. Il permet également d'obtenir des smoothies plus épais et protéinés, et même de créer de délicieuses préparations : crème glacée (à mixer au blender puis à répartir dans de petits pots de yaourts en verre que l'on place ensuite au congélateur... les variantes au café ou au chocolat ont un franc succès), ou succédané de fromage blanc aux fruits (2 ou 3 cuillères de tofu + 1 avocat + 2 bananes + 1 kiwi + au choix du jus de cassis ou autres fruits + lait de riz... le tout à mixer au blender).
Enfin, la recette promise, pour un smoothie original : 2 bananes bien mûres + 1 kiwi + 3 cuillères à soupe de tofu (justement) + 4 à 6 cuillères à soupe de jus de cassis (ou myrtille) + lait de riz (à doser suivant la consistance que l'on souhaite obtenir), le tout à mixer au blender. A servir frais en apéritif, ou bien à congeler pour un sorbet inédit.
Aromanature et Saponaire sont deux entreprises familiales et écologiques qui proposent des savons artisanaux, saponifiés à froid, fabriqués à partir d'huiles locales bio. Le coffret découverte de Saponaire permet de tester les différents savons de la marque, certains pouvant également être utilisés comme shampooings. Un vrai régal de douceur et de senteurs ! Le site NoireONaturel propose pour sa part une gamme assez large de cosmétiques, avec une mention spéciale pour le shampooing solide "Un amour de tortilles", particulièrement recommandé pour les cheveux secs, fatigués et dévitalisés. Saponifié à froid lui aussi, il est composé d'huiles (noix de coco, ricin, olive, sésame, germe de blé, jojoba, bois de rose, thym), de beurre de karité, d'extraits de jasmin, et doit ses jolies marbrures à de la poudre de cacao. Et puis, très franchement, lorsque l'on a goûté à ces shampooings solides, on ne peut plus s'en passer !
Un petit tour dans le Livradois en ce début de juillet... Départ du col du Béal, et montée jusqu'à Pierre-sur-Haute (1683 mètres). A l'est, les neiges du Mont-Blanc se laissent deviner dans la brume, tandis qu'à l'ouest se profile la silhouette du Puy-de-Dôme, reconnaissable entre toutes. Puis, descente sur la Jasserie de la Richarde (du nom de la montagne), sous l'oeil impassible des Limousines qui paissent sur ces pentes herbeuses. Quel plaisir de retrouver ce lieu exceptionnel ! Petit tour à la bergerie, à la chapelle de pierre que le propriétaire a bâtie de ses mains et qu'il ouvre pour nous, et visite de la jasserie. L'accueil est à la mesure de la beauté de ce lieu et de la personnalité hors du commun de notre hôte !
À la demande générale (hé, hé), je profite de cette fin de week-end prolongé mais laborieux pour poster quelques photos... Le temps de partager l'une des petites embellies de la semaine, avec ce geste ô combien sympathique de mes voisins, qui ont entrepris hier de planter une haie devant ma terrasse... Heureuse initiative, fichtrement bienvenue en ces temps de lombalgie... Et l'on peut dire qu'ils n'ont pas fait les choses à moitié ! Bigre ! Deux vastes excavations faites dans les règles de l'art (quelle galère pour eux, mes amis !) ; puis évacuation des gravats, mise en place du fumier, de la bonne terre du jardin (je ne sais combien de brouettées) et du terreau ; enfin installation des plants, aux mottes savamment préparées, et arrosage.... Rien n'a été négligé. Grâce à ces aimables voisins, les petits arbustes dont j'avais fait l'acquisition récemment et que je désespérais de pouvoir planter un jour, vont finalement pouvoir prendre racine en terre mizaroise... Cerise sur le gâteau : ces mêmes voisins ont passé la tondeuse au fond du jardin, afin que je puisse corriger mes copies sous le tilleul centenaire. Je suis gâtée ! Grâce à leurs bons soins encore, le potager renaît et prend de l'ampleur. Enfin, nous avons prévu de faire bourse commune pour l'achat d'un nouveau récupérateur d'eau de pluie et la plantation de quelques arbres dans la cour. Voilà donc pour les dernières nouvelles horticoles de Mizérieux, en attendant des nouvelles de l'Ortie en personne... En tout cas, pas de doute : la solidarité existe encore ! Cela consolerait presque de passer ses week-ends le nez dans les copies...
N.B. Non, non, les arbustes de droite ne sont pas tout jaunis... que l'on se rassure, c'est un effet de lumière, combiné à la médiocre qualité des photos compressées sur cette page... (vraiment très médiocre, pour cet article, j'en conviens !)
A défaut de nouvelles bien fraîches, faute de temps, voici tout de même, chers amis, les photos de notre fameux week-end dans le Pilat. Déjà un mois et demi : toutes mes excuses pour ce retard ! Mais que l'on se rassure : la maison l'Ortie & Co n'a pas dit son dernier mot. Dans le sac aux idées, et bientôt sur ce blog, en vrac : quelques bonnes adresses sur la toile, des photos inédites, de petites vidéos, des découvertes culinaires, des nouvelles, et bien sûr de la musique ! Promis, vous allez être gâtés !
Mais dans l'immédiat, un petit aperçu du gîte, ultra sympatoche, avec sa grande baie vitrée et sa terrasse plein sud offrant une belle vue panoramique, sa cheminée, sa cuisine équipée, sa vaste salle-de-bains et ses trois chambres... Une bonne adresse à retenir, à quelques encablures du Bessat. Ici, répétition au salon :
La joyeuse compagnie à l'heure pré-apéritive :
L'on s'active aussi en coulisses...
... pour des repas (presqu')entièrement sans gluten, avec au menu de vrais débats socio-politico-philosophico-théologico-euh... passionnants... (au fait, où en est-on finalement du score ?)
Toutefois, certains ont l'air très dubitatifs quant au fait de servir de l'eau à table...
Une bonne balade digestive s'impose. Départ de la Jasserie, à 1400 mètres d'altitude (d'où ce petit côté polaire dans les tenues vestimentaires).
Concours de la coiffe la plus ridicule ???
Merci en tout cas à Christophe pour ses photos, qui complètent avantageusement les miennes...
Les photographes en action :
Hiver et printemps mêlés...
Tiens, un autre photographe ?
Coiffe version afghane...
La fine équipe, presqu'au complet...
Et déjà sur le retour...
Janvier à Mizérieux... des couleurs automnales et un temps printanier : cherchez l'erreur !
Ores, 2010 s'est envolé et 2011 déploie ses ailes. À l'orée de l'année nouvelle, je vous souhaite donc, mes amis...
... un brin de légèreté pour avancer, riche seulement de l'essentiel, les mains ouvertes, le cœur en joie...
... un zeste de grâce, pour faire de la vie une danse à réinventer à chaque pas...
... un soupçon de beauté, pour se perdre dans la contemplation de ce qui n'a pas de prix...
... et surtout un nouvel élan pour ce Nouvel An !
Et hop ! je profite de la préparation d'une nouvelle séquence de cours sur les fables pour vous livrer cette petite trouvaille, chers amis : une version du Corbeau et du Renard en gaga, le patois stéphanois. Je précise que ce patois n'est pas un vieux parler populaire poussiéreux, mais qu'il est bel et bien pratiqué, encore de nos jours. Pour les non-initiés, l'accent local évoque assez fortement l'accent québécois, au point que j'ai pour ma part bel et bien cru avoir affaire à des Québécois lorsqu'il me fut donné de rencontrer pour la première fois des Stéphanois pure souche !
LE CORBEAU ET LE RENARD
en gaga stéphanois
Dans les bois du Pilat,
y'avait une babièle de corbeau
qu'avait le babaud et barontait sur un fayard
qu'était cafi de babets.
Dans une boge y tenait une rigotte pleine d'artisons
qu'il avait dû tirancher à la Jeanne de Doizieux,
pendant qu'elle écartait son linge.
La rigotte, elle était toute ébouillée,
qu'on aurait dit qu'elle venait de la gandouse.
À travers une coursière, un renard faisait son viron
en débaroulant du crassier de Méon,
au pas de la manu, en tâchant moyen
de remplir son gandot.
« Ça changera des racines », se dit cette jarjille.
Alors y z'attaquent une piaillée :
« Alors mon belet, ça broge ?
Tu me fais tirer peine.
— Fouilla ! J'arrête pas de gueniller,
ma matrue est un vrai garagnat ;
elle est toute émaselée, beauseigne,
elle arrête pas de quiner, ça me fout la lourde !
— Fouyaya ! Mais t'es franc joli que t'as mis
tes roupiannes du dimanche !
Je vais pas t'aquiger mais si tu basseuilles
aussi bien que t'es beau comme un litre,
on va te nominer le champion
des rapetarets de Sainté !!! »
Quand il entend ça,
le machuré à plumes se sent plus.
Il devient tout bayard
et il a les quinquets tout gonfles ;
bref y prend la grosse tête.
Alors y prend un grand bol d'air
et ouvre tout grand son caquet
pour beurler quéques âneries.
Et vlan, v'là la fourme qui débaroule
tout de traviole sur les barabans, miladzeu !!!
Le rouquin à cacasson qui voulait pas rentrer
à point d'heure, y saute sur la tomme
et s'en met une pleine ventrée.
Quand il est coufle,
y se met à jabiasser
et dit à l'autre bayayet,
qui en a les ébarioles :
« Pauvre badabeu, écoute-moi rien que !
Quand tu broges, un tant soit peu,
dis-toi qu'il y aura toujours des faramelans
qui viendront te camphrer pour tâcher moyen
de te piquer tes yas
ou pour chicoter dans ton gandot.
C'est pas la peine de tôner ;
ce que je viens de te piailler
valait bien un mate-faim, pas ?
Alors mainant que t'es éjeillé,
fais pas la bobe et prends pas la lourde.
Allez, sans adieu, grand bazut ! »
Et maintenant, pour un petit dictionnaire de gaga et un échantillon de l'accent local, c'est par ici !
Enfin, la devinette du jour : savez-vous qui est ce Stéphanois célèbre qui a rendu hommage à sa ville natale à travers une chanson éponyme ? Hé, hé...
Sauvé in extremis, ce petit mulot matutinal qui s'était mis au chaud sous le capot de ma voiture !
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